La prime à l’investissement supprimée en 2017

Le coup de pouce fiscal consenti aux entreprises qui réalisent des investissements productifs ne figure pas dans le projet de loi de Finances. Les industriels s’en inquiètent.

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Malgré les déclarations de François Hollande qui semblaient promettre en juin dernier une prolongation du dispositif en 2017, le surarmotissement ne figure pas dans le projet de loi de Finances débattu au Parlement et doit s’arrêter, comme prévu, en avril prochain. Cette mesure, initiée par la Loi Macron sur la Croissance et l’Activité, permettait aux entreprises de déduire de leur bénéficie imposable 40% du montant des sommes engagées dans des investissements productifs. Cette « niche » aurait eu des effets positifs puisque le niveau des investissements, qui fut longtemps le gros point faible de l’économie française, devrait, en valeur,  décoller de + 3,6 % cette année avec une anticipation plus optimiste encore pour 2017(+5 %).

400 millions d’euros par an

En réponse à une interpellation des industriels qui s’interrogent sur la pérennité de cette aide, Bercy signale que « l’ensemble des décisions concernant les mesures de soutien aux entreprises ont été présentées en septembre avec le projet de loi de finances ». Une manière assez diplomatique de faire comprendre aux entreprises concernées que le surarmotissement ne sera pas reconduit, contrairement à ce qu’avait annoncé François Hollande au début de l’été. Un recul qui a fait réagir plusieurs fédérations patronales dans une lettre ouverte où est dénoncée une «  volte-face gouvernementale […] » qui risque « encore accroître la méfiance des industriels vis-à-vis de la parole publique. »
Toutefois, certaines d’entre elles espère encore que des députés de la majorité réintroduisent le dispositif dans la loi de finances rectificative qui sera débattue dans le cadre du collectif budgétaire. Le coût initial de la mesure, sans doute abandonnée au profit des baisses fiscales pour les ménages et la réduction de l’Impôt sur les Sociétés pour les PME, était estimée à 400 millions d’euros par an.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).