Les gouvernements, seuls aptes à pouvoir assurer l’intégrité et la sécurité de leurs populations ont donc été appelés à la rescousse. Un comble pour les libéraux que de reconnaître en l’Etat le salut du marché ! Sorti de ce paradoxe, il va falloir retrouver son sang froid. Pour l’heure, les marchés jouent au yoyo. Quand Dow Jones monte, Nikkei descend et Cac 40 hésite… Mais passe une journée et c’est l’inverse… Les annonces de plans de redressements suscitent tour à tour les hourras et les plaintes. D’un point de vue strictement logique, seul un attentisme serein peut permettre une remontée, lente mais sûre, de l’ensemble des marchés financiers. La rigueur est un état de fait mais ne nécessite pas une réaction de panique. Keynes utilisait les mécanismes de la foule pour décrire les mouvements des flux financiers. Une image autant parlante en temps d’euphorie qu’en temps de crise. Pourtant, le mot de la fin reste très ancré dans l’économie de marché et appartient au célèbre Georges Soros, spéculateur émérite et richissime : « si vous vendez tout, moi j’achète ! »
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